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Top Chef 12 - Résumé de l'épisode 18 - La finale


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Après dix-huit semaines de compétition, la grande finale de "Top Chef 2021" est arrivée ! Ce mercredi 9 juin 2021, Mohamed Cheikh et Sarah Mainguy s'affrontent et les téléspectateurs découvriront lequel des deux est le grand vainqueur de cette édition du concours culinaire de M6.
 

La grande finale de Top Chef 2021, c'est ce mercredi 2 juin sur M6. Après l'élimination de Matthias Marc aux portes de cet ultime duel, ce sont Mohamed Cheikh et Sarah Mainguy qui se disputent le titre de vainqueur. D'un côté un chef habitué aux restaurants étoilés, de l'autre une jeune cheffe créative... Résumé de cette folle et dernière soirée présentée par Stéphane Rotenberg.

Définition des brigades

Il est l'heure du dernier défi, et pas des moindres, de Top Chef 2021. Sarah et Mohamed ont dix heures pour réaliser chacun de leur côté un menu gastronomique à servir à 70 bénévoles de la Croix-Rouge ainsi qu'aux quatre chefs de brigades Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Paul Pairet et Michel Sarran. Chacun dispose de 10 points à départager entre les deux finalistes. Direction le palace le plus étoilé d'Europe, le George V à Paris, pour cette épreuve incroyable.

 

 

Pour préparer un entrée, un plat et un dessert, Sarah et Mohamed sont accompagnés d'anciens camarades du concours culinaire. Chacun retrouve alors des membres de sa brigade. Mais pas uniquement ! D'autres candidats les rejoignent également. Et parmi eux, Pierre, Thomas, Matthias, Baptiste et Arnaud s'affichent tous moustachus ! De quoi amuser la galerie. C'est le hasard qui décide à quelle brigade se joignent les candidats de Michel Sarran et Philippe Etchebest. Les jaunes aident Mohamed, les bleus aident Sarah.

Brigade de Sarah Mainguy : Baptiste, Pauline, Matthias, Charline.

Brigade de Mohamed Cheikh : Chloé, Arnaud, Pierre, Thomas.

Menus des finalistes

Mohamed propose une cuisine traditionnelle française moderne avec une touche méditerranéenne, histoire de rappeler son identité.

 

 

Le menu de Mohamed Cheikh

Entrée : salsifis rôtis, en mousseline et en chips, couteaux, marinière de moules, huile d'herbes, gel de pickles d'échalote et graines de tournesol.

Plat : homard, houmous de pois chiche au zaatar, carottes glacées, mousseline de carottes, condiment chermoula, jus de crustacés.

Dessert : crémeux caramel, crémeux chocolat-fleur de sel, crumble cacao, cacahuètes caramélisées, tuile de brick, citron confit en gel et suprêmes.

Le menu de Sarah Mainguy

Sarah se lance dans la préparation d'un menu terre-mer avec des produits qu'elle affectionne particulièrement. Elle cuisine l'agneau dans l'espoir de prendre sa revanche sur l'épreuve de Matthias la semaine dernière.

Entrée : purée de chanterelles, Saint-Jacques, bouillon barbes et poitrine fumée , pickles de mousserons, focaccia, tarama de corail, crème d'herbes.

Plat : pressé d'épaule d'agneau braisée, langoustines, jus langoustine et agneau, topinambours farcis, graines de moutarde et herbes.

Dessert : sorbet pomme-persil-salicorne, compote pomme-coing-baie de genièvre, tuile de sarrasin, meringue au nori, sauce cidre-jus de pomme-salicorne.

Préparation et imprévus

Brigade de Mohamed Cheikh

Chloé s'occupe des salsifis. Et même si Mohamed lui fait confiance, le chef jette un coup d'oeil. Il n'aime pas la découpe du légume et l'explique à sa camarade. Elle en épluche d'autres : cela prend du temps et fait travailler les bras... mais cela vaut le coup, Mohamed est satisfait !

Hélène Darroze est en colère. La force de Mohamed, ce sont ses jus. Et il délègue à Arnaud... La cheffe est furax et ordonne limite au finaliste de reprendre les sauces ! Il s'exécute, surtout qu'Arnaud n'a pas la même méthode que lui.

Thomas a failli louper le dessert ! En effet, il a oublié de mettre le cacao dans son crumble. Heureusement, Mohamed veille au grain et lui fait la remarque à temps.

Brigade de Sarah Mainguy

Alors que les premières préparations se passent bien, Sarah fait une grosse bourde. Alors qu'elle voulait mettre au frais ses Saint-Jacques, elle s'est trompée et a rangé le plat... dans le congélateur ! "J'ai carrément les boules", lance-t-elle. Pas d'autre choix que de les laisser reposer et décongeler. Finalement, Sarah fait cuire ses Saint-Jacques histoire d'enlever l'humidité.

Alors que Matthias et Baptiste gèrent le plat, Paul Pairet et Philippe Etchebest paniquent. En voyant la viande, les deux chefs estiment que les quantités sont insuffisantes ! Sarah devrait avoir entre sept et huit kilos d'agneau, elle n'en a que six... Elle récupère les chairs d'agneau mises à cuire pour le jus ! Ouf, tout est sauvé !

Baptiste s'occupe des topinambours, et il semble un peu trop détendu pour Sarah qui n'hésite pas à le rappeler à l'ordre.

Dégustation

L'entrée de Sarah séduit les quatre chefs. La cuisson, les assaisonnements et le jus sont parfaits pour eux. Les bénévoles partagent le même avis : tant visuellement que niveau goût, l'assiette est réussie. Idem pour l'entrée de Mohamed : les quatre chefs ne font que des compliments et les bénévoles de la Croix-Rouge sont également sous le charme, malgré quelques réticences à propos du salsifis. "Un partout, balle au centre", comme dit Charline.

Place au plat. Encore une fois, Mohamed tape dans le mille. Les chefs notent une belle cuisine traditionnelle avec une pointe d'épices méditerranéenne, tout ce que le finaliste espérait ! Même constat chez les bénévoles qui notent le parfait équilibre entre l'Orient et l'Occident. Le plat de Sarah, au visuel, pose un petit problème : beaucoup de viande pour peu de garniture. Malgré ce petit déséquilibre, le goût rattrape le coup. Et même les bénévoles se régalent. Encore une fois, impossible de départager Sarah et Mohamed.

Enfin, voilà le dessert. Au visuel, Mohamed ne fait pas l'unanimité. Les chefs soulignent une "envie de modernité non maîtrisée". Toutefois, au niveau du goût, ça fonctionne. Le dessert de Sarah emballe clairement les chefs, et même les bénévoles qui notent pour certains "du génie" !

Points de chefs et résultat final

Place au partage des points. Michel Sarran attribue 6 point à Mohamed, 4 point à Sarah. Hélène Darroze suit, et explique qu'au niveau du plat Mohamed a été au-dessus. Paul Pairet inverse la tendance et attribue 6 points à Sarah, 4 points à Mohamed. La différence pour le chef, l'émotion ressentie dans le dessert. Enfin, Philippe Etchebest vote de la même manière. C'est donc une égalité parfaite...

Mais les quatre chefs ne sont pas les seuls à voter. Les soixante-dix bénévoles de la Croix-Rouge ont eux aussi dix points à distribuer chacun.

Avant les résultats, Mohamed Cheikh retrouve ses proches et peine à cacher son émotion en présence de sa femme, ses parents, ses amis. Idem pour Sarah Mainguy, émue face à ses proches.

Roulement de tambour... Avec 54,86% des voix au total, attribués et par les chefs Hélène Darroze, Philippe Etchebest, Michel Sarran, Paul Pairet, et par les soixante-dix bénévoles de la Croix-Rouge, c'est Mohamed Cheikh qui est sacré grand gagnant de Top Chef 2021 ! Il remporte 54 860 euros. Sarah a donc récolté 45,14% des voix.

 

Purepeople.com

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Mohamed, gagnant de "Top Chef" : "J'avais peur que le cercle infernal continue jusqu'au bout !"

A 28 ans, c'est lui qui décroche le Graal : Mohamed Cheikh, après avoir souvent fini sur la deuxième marche du podium, remporte la saison 12 du concours culinaire de M6. Interview.

Il a souvent terminé à la deuxième place, faisant de lui le "Poulidor" des épreuves ! A 28 ans, Mohamed Cheikh, issu d'une banlieue parisienne et formé dans de grands palaces, a suivi un parcours semé d'embûches pour arriver en finale de "Top Chef", qui a réuni chaque mercredi près de 4 millions de fidèles, et la remporter. Par le passé, le jeune chef a notamment été victime de racisme - "T'es qu'un Arabe, t'es bon qu'à faire le sol" - et a dû travailler deux fois plus que les autres pour prouver sa valeur, jusqu'à devenir chef d'un établissement réputé pour Eric Fréchon sur les Champs-Elysées. Interview du gagnant de la saison 12, dont le menu a séduit les bénévoles de la Croix-Rouge et les membres du jury.

Avez-vous réellement vécu cette finale comme on l'a vu à l’image, dans une ambiance bon enfant ?

J’étais très heureux, très content, vraiment on s'est amusés. C'était le mot d'ordre : l'amusement, la régalade. Il n'y avait aucune adversité.

Le tirage au sort vous a-t-il été favorable pour la composition des brigades ?

J'aurais été satisfait dans tous les cas, mais c'est vrai que le fait d'avoir eu Pierre et Thomas, avec qui je m'entends très bien, c'était chouette, je suis plutôt bien tombé. Et ils sont venus avec une moustache. Ils sont fous ces mecs (rires).

Est-ce que tout le concours a été à l'image de cette finale ?

Entre nous, le concours était bon enfant du début à la fin. Avant de démarrer le tournage, on a passé deux semaines ensemble, isolés dans une bulle sanitaire, ce qui a renforcé les liens dès le départ. A la dernière assiette envoyée, lors de la finale, on s'est arrosés avec les bouteilles d’eau, c'était la fête, quel que soit le résultat.

Êtes-vous redescendu de votre nuage depuis ?

Oui, forcément.

Que s'est-il passé depuis ?

Je suis parti en vacances, et j'ai poursuivi plusieurs projets. Depuis quelques mois, je travaille sur un resto éphémère, le Manzili, dans le Ve arrondissement de Paris, qui vient tout juste d’ouvrir. On y sera jusqu'au 3 octobre.

title-1623218042.jpg "J'ai démontré par le travail que je méritais ma place" estime celui qui a été victime de racisme. Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

Vous avez parlé d’Hélène Darroze comme d’une seconde maman dans l’aventure. C'est toujours le cas ?

Oui, c'est une grande personne pour moi, elle a été très importante, elle a pris soin de moi, elle m'a développé, elle m'a accompagné, on a créé des liens…

Et elle vous est rentrée dedans pour la sauce durant cette finale !

Oui, elle a fini en beauté, elle m'a mis un dernier petit coup de pied au derrière avant de partir (rires).

Vos origines ont souvent été mises en avant durant cette saison, ainsi que les difficultés rencontrées. Est-ce que votre victoire est une démonstration de ce que vous avez réussi à prouver aux autres ?

C'est exactement ça. J'ai démontré par le travail que je méritais ma place. Et j'ai démontré à des gens qui me ressemblent qu'il ne faut pas abandonner, et qu'on a un rôle à jouer sur l'image qu'on doit montrer, parce que, souvent, elle est dégradée par certains qui font n'importe quoi. Je voulais montrer qu'il y a des gens comme moi qui existent, des gens issus de l'immigration qui font des choses bien, il n'y a pas que des gens qui font des bêtises.

title-1623218042.jpg Le homard de Mohamed a été encensé par les membres du jury. En revanche, "sur le dessert, ils ont été un peu plus durs avec moi..." Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

Votre image de "Poulidor" vous a suivi durant tout le concours…

J'avais peur que le cercle infernal continue jusqu'au bout ! Je me suis dit "Bon, si je suis deuxième durant toute la saison, mais que ça me permet de gagner la finale, ça me va, c'est dans la poche".  Cela aurait été un incroyable coup du sort que je reste deuxième jusqu'au bout.

Votre menu était composé d'une entrée aux salsifis, d'un homard en plat et d'un dessert à base de chocolat et de citron. Est-ce le plat qui vous a fait gagner ?

Il y a des chances, oui, vu les compliments des chefs dessus. Sur le dessert, ils ont été un peu plus durs avec moi. J'ai eu un petit moment "off" avec Philippe Etchebest, entre hommes, où je lui ai dit que je ne comprenais pas de m'être fait défoncer sur le dessert alors que je n'étais pas pâtissier. Il m'a répondu que j'étais chef de cuisine et donc que je devais être capable de faire de la pâtisserie. Il avait raison. Du coup, depuis la fin de concours, j'ai décidé de m'intéresser de plus en plus à cet exercice afin de m'améliorer sur cette partie.

Durant la saison, quel est le plat que vous avez le plus réussi ?

Le homard, je pense, parce que les avis étaient unanimes. Mais j'ai également aimé l'épreuve sur l'œuf, celle sur la soupe, la sauce avec Arnaud Donckele, la guerre des restos, l'assiette fraises-olives avec Heston Blumenthal même s’il ne m'avait pas sélectionné… Même l'épreuve sur l'algue et le défi de Sarah avec l'oursin et l'os à moelle, je les ai bien aimés.

Et le plat foncièrement raté ?

Il y en a eu plusieurs aussi (rires) ! Je dirai que c'est "révolutionner la dégustation" de Paul Pairet. Même si c'était drôle, j'étais un peu hors sujet.

title-1623218042.jpg Mohamed a servi une sauce dont lui seul a le secret avec son plat de finale. Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

Vous avez retrouvé votre ex-chef Eric Fréchon durant l'aventure. Qu'est-ce que ça vous a fait ?

J'étais très content de voir qu'à l'aveugle, il a reconnu mon travail et qu'il dise qu'il était possible que c'était un plat qu'il aurait pu faire lui-même au restaurant. C'était incroyable. J'ai mangé là-bas le soir-même mais, depuis, on ne s'est pas revus. Vous savez, les grands chefs, c'est compliqué…

Vous ne vous considérez pas vous-même comme un grand chef, au moins en devenir ?

Parmi les meilleurs, Yannick Alléno est arrivé à 28 ans chef du Meurice, et c'est le premier poste qui lui a permis de devenir ce qu'il est aujourd’hui. Par comparaison, au même âge (il a fêté son anniversaire durant le tournage), j'ai atteint une marche importante, mais pour arriver au sommet, le chemin est encore long. Je suis au début de l'escalier. Maintenant que je suis chef, l'objectif est de devenir un grand.

Vous ne changerez jamais de métier ?

Ah non ! Faut être à moitié con pour faire ce métier, mais je le suis, donc ça va très bien (rires).

Qu'allez-vous faire avec l'argent (100 000 euros au prorata du pourcentage de vote) gagné en remportant le concours ?

Je vais investir dans un futur projet professionnel, et je vais emmener mes parents en vacances pour qu'ils prennent un peu de soleil et de repos. Un vrai voyage dans un pays qu'ils ne connaissent pas, comme la Thaïlande ou une île paradisiaque, parce que j'ai envie de les dépayser totalement.

Vous parlez souvent de vos parents, moins de votre vie amoureuse. Y a-t-il une madame Mohamed ?

Ma femme m'a dit que quand on tapait "Mohamed Cheikh" sur Google, le mot "femme" s'affichait en première suggestion… Donc, oui, elle existe, et je veux la garder dans une certaine discrétion. Ma femme, c'est mon bijou, elle a une très grande valeur pour moi, et quand on a un bien de valeur, on ne le met pas à la vue de tout le monde. Je me méfie des gens qui veulent vous faire souffrir en touchant à vos proches. Moi, vous savez, on peut tout dire sur moi, je m’en fiche, mais mes proches, je veux les préserver le plus possible.

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Sarah perd en finale de "Top Chef" : "J'ai pris le parti de rester moi-même, en sachant que ça pouvait ne pas passer"

A 25 ans, Sarah Mainguy aura réussi à se hisser jusqu'en finale de "Top Chef", saison 12, mais n'a pas réussi à convaincre avec son menu, qu'elle assume totalement. Interview.

 

Sarah Mainguy, 25 ans, était la première femme à accéder à la finale depuis cinq ans. Elle s'est démarquée dès le début du concours, suivi en moyenne par près de 4 millions d'inconditionnels, avec son style de cuisine, très axé sur le végétal et inspiré des pays du Nord. La Nantaise, qui n'a jamais suivi de formation chez les étoilés, possède déjà son propre restaurant, "Vacarme", où elle sert des plats "bistronomiques" qui lui ressemblent. A l'image des goûts associés dans son menu de finale, qui ont pu déstabiliser les bénévoles de la Croix-Rouge, voire les membres du jury. Interview de celle qui termine deuxième de la saison 12.

Comment avez-vous vécu la finale ?

J'étais assez motivée, j'avais pas mal d'énergie même si je n'avais pas très bien dormi la nuit précédente. J'étais dans les starting-blocks. Je l'ai plutôt bien vécue, même s'il y a eu quelques petits bémols. Mon plat n'était pas complètement fini, il y avait des choses que j'avais en tête qui n'étaient pas dans l'assiette. C'est peut-être ça qui m'a manqué.

Vous n'aviez jamais géré une brigade aussi importante ?

J'avais déjà géré une brigade de cette taille-là dans les restaurants où j'ai travaillé, donc ça allait, mais si cela avait été 15 personnes, j'aurais géré beaucoup moins.

Et envoyé 70 couverts d'un coup ?

Clairement non, et je ne le referai pas ! Je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à l'envoi. A la mise en place, oui, mais pas à l'envoi.

title-1623221448.jpg Le jour de la finale, "j'avais pas mal d'énergie même si je n'avais pas très bien dormi la nuit précédente". Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

Votre menu était composé d'une entrée à base de saint-jacques, un plat avec de l'agneau et un dessert à la salicorne. A votre avis, le dessert était-il trop percutant pour les papilles des convives ?

Oui, c'est certain, mais c'est ce que je voulais. Ce sont des goûts que j'apprécie beaucoup. Malgré l'enjeu, j'ai essayé de ne pas trahir ma personnalité et de rester moi-même jusqu'au bout. Je pense que je l'ai fait et que ce dessert est représentatif de ma cuisine, qui peut être un peu clivante parfois.

Vous l'avez assumé jusqu'au bout et pourtant, les chefs répètent à chaque saison que pour la finale, il faut plaire au plus grand nombre…

C'est un dilemme avant la finale : soit on fait des choses qui sont grand public, soit on reste soi-même, et j'avoue que j'ai pris le parti de rester moi-même, en sachant que ça pouvait ne pas passer.

Le pari n'a pas été réussi, mais vous avez tout gagné en faisant "Top Chef", non ?

Tout à fait. Cela m'a fait avancer personnellement, et sur ma cuisine. Cela m'a ouvert pas mal d'horizons, et ça m'a donné envie d'en apprendre davantage sur plusieurs choses.

title-1623221448.jpg Le dilemme avant la finale ? "Soit on fait des choses qui sont grand public, soit on reste soi-même". Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

On se souvient de la première épreuve où on vous voit et c'est un peu la panique… On voit que vous n'avez pas confiance en vous. Ca va mieux ?

Oui, ça va mieux ! Le manque de confiance, c'est peut-être quelque chose qu'on a toute sa vie, la question est de savoir comment vivre avec. Je suis jeune, j'ai du temps pour me connaître un peu plus, mais je pense que ça ne me quittera jamais vraiment. Et ça peut être un avantage dans la vie car cela me force à me remettre en question constamment.

Vous avez rencontré plusieurs chefs fabuleux durant l'émission. Lequel vous a particulièrement marqué ?

Je dirais que rencontrer Anne-Sophie Pic pour moi, c'était énorme. C'est une femme, une grande cheffe, je l'ai toujours admirée. Le chef Glenn Viel m'a marquée, ne serait-ce que par son épreuve avec la carotte déshydratée et réhydratée pour concentrer les goûts.

Quel est le plat que vous avez le plus réussi au fil des épreuves ?

J'ai bien aimé l'oignon avec Anne-Sophie Pic, où j'ai pu m’exprimer, parler d'un souvenir d'enfance, je me suis sentie à l’aise.

Et celle que vous avez raté ?

L'épreuve où j'ai eu beaucoup de difficultés, c'est celle de la triple cuisson. J'étais complètement déstabilisée et j'ai eu l'impression de ne pas rentrer dedans.

Je pensais que vous alliez me répondre l'épreuve avec les sauces ?

Oh oui, c'était horrible, parce que je me suis mis beaucoup de pression avant. Quand j'ai appris le thème, je me suis dit "Oh mon dieu, oh mon dieu"… C'est toujours la même chose, c'est une pression psychologique que je me mets, qui est beaucoup trop grosse et complètement ridicule car, du coup, ça me tétanise après.

title-1623221448.jpg "Le manque de confiance, c'est peut-être quelque chose qu'on a toute sa vie" estime Sarah, mais cela "peut être un avantage dans la vie" . Photo Marie ETCHEGOYEN/M6

Vous avez vécu un petit recadrage par Paul Pairet durant les demi-finales. Vous en aviez besoin à ce moment-là ?

Je me suis sentie vraiment bête parce qu'il avait totalement raison. Cela m'a permis de me mettre un petit coup de fouet, et finalement reprendre les rênes de l'épreuve.

Que vous avez gagnée, d'ailleurs !

Oui, c'est vrai. Alors que je n'avais pas la technique. C'était assez incroyable, cette épreuve.

Avez-vous réussi à montrer que sans passer par les étoilés, on peut faire des concours prestigieux comme "Top Chef", et aller loin ?

J'espère ! C'est quelque chose qui me tient à cœur car la restauration, ce n'est pas que des grands palaces et des étoilés. On peut être un bon chef et aller loin dans un concours comme "Top Chef" sans être allé dans de grandes maisons. Je serais très contente si ce message passe et si ça peut donner envie à d'autres cuisiniers du monde du bistrot ou de la brasserie de se lancer dans un concours comme celui-ci.

Votre restaurant "Vacarme" rouvre ce mercredi 9 juin, jour de la diffusion de la finale. La pression ?

Oui, pas mal de pression ! On a une toute petite terrasse et on a croulé sous les sollicitations, donc on a préféré attendre de rouvrir, quand tout est carré, afin de pouvoir vraiment se concentrer sur le restaurant.

Qu'est-ce qui va changer selon vous ?

J'espère que rien ne va changer ! La constance, c'est ce qu'il y a de plus important dans un restaurant. J'espère qu'on va maintenir le niveau et être bons tous les jours. On sait qu'on est attendus au tournant, ça angoisse un peu les équipes, mais ça va le faire. On est contents de reprendre du service après être restés autant de temps fermés.

Vous avez un autre projet en cours, un lieu plus grand, non ?

Oui, un prochain restaurant plus grand, où l'idée est aussi de pouvoir m'exprimer, pousser plus loin les limites de la création, parce que "Vacarme" reste un bistrot, et je ne veux pas changer le concept. L'idée serait donc d'avoir un autre endroit, un autre terrain de jeu. Il n'y aura pas d’interdits, être plus rapprochés des modes de conservation, avoir pourquoi pas un petit laboratoire de fermentation, voir jusqu'où on peut aller…

Décidément, la thématique de cette saison 12, la "créativité sans limites", était vraiment faite pour vous !

C'est clair (rires) !

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